Une ligne électrique de 4 milliards de dollars passera sous le lac Champlain, alimentera NYC et impactera le Québec

Le pont de Rouse’s Point sur le lac Champlain. Photo : Jimmy Pierce, Creative Commons, certains droits réservés

Un accord de 4 milliards de dollars pour acheminer l’hydroélectricité du nord du Québec à New York a été approuvé plus tôt ce mois-ci par la Commission de la fonction publique de l’État de New York. Une grande partie de la ligne électrique sera posée le long du fond du lac Champlain et de la rivière Hudson.

Bien que le projet ne fournisse pas de nouvelle énergie renouvelable au North Country, il devrait apporter des emplois dans la construction et un montant prévu de 470 millions de dollars en paiements d’impôts aux comtés de Clinton, d’Essex et de Washington.

Zachary Matson d’Adirondack Explorer explique comment la ligne électrique fonctionnera, qui est impacté par le projet et quand la construction commencera dans le North Country.

Emilie RusselUne ligne électrique de 4 milliards de dollars passera sous le lac Champlain, alimentera NYC et impactera le Québec

ZACHARY MATSON : La ligne de transmission ira directement de la frontière canadienne à New York, donc elle n’enverra pas d’énergie vers le nord de l’État, la région de la capitale ou l’ouest de New York. Mais on s’attend à ce qu’il fournisse à New York environ 20 % des besoins de la ville. La ville utilise environ un tiers de l’énergie totale utilisée par l’ensemble de l’État.

Un autre élément très important à cela est que, par rapport au solaire et au vent, la cohérence avec laquelle ils peuvent fournir de l’énergie est beaucoup plus élevée. Le vent ne peut produire que lorsque le vent souffle, même chose avec le soleil lorsque le soleil brille, mais la façon dont ces barrages hydroélectriques fonctionnent, au moins Hydro Québec et les promoteurs se disputent, ils pourront fournir de l’énergie à beaucoup taux plus constant. Et l’idée qu’eux-mêmes et les experts en énergie ont est que cette source hydraulique peut servir d’outil d’équilibrage pour ces autres sources d’énergie.

ÉMILIE RUSSELL : Qu’en est-il là-haut dans le nord du Québec, d’où proviendra cette hydroélectricité?

MATSON : Il y a de vastes forêts boréales dans le nord du Québec, traversées par de grandes rivières. Et depuis le milieu du 20e siècle jusqu’à aussi récemment que l’année dernière, Hydro-Québec construit des barrages et crée ces retenues. Alors que j’essayais de me faire une idée de leur taille, je les comparais aux différentes régions sauvages des Adirondacks pour me donner une idée de l’étendue de ces retenues. Le plus grand bassin de retenue au Québec fait quatre fois la taille du lac Champlain. Il y en a un encore plus grand au Labrador dont Hydro-Québec tire de l’énergie qui fait plus de 50 fois la taille du lac George et donc, si vous additionnez ces retenues, elles ont une superficie combinée supérieure aux 6 millions d’acres du parc Adirondack. Les gens les appellent une batterie verte.

RUSSEL : Quelle a été la réponse des communautés autochtones qui vivent dans cette région du nord du Québec?

MATSON : Il y a une histoire très longue, profonde et compliquée de la façon dont les communautés autochtones du Canada ont été touchées par ces barrages et ces retenues. Ces zones ont été utilisées comme terrains de chasse. Leurs communautés sont là depuis des générations et des générations et des générations. Les gens ont utilisé ces rivières comme routes pour chasser le caribou, pour pêcher et tout cela et vivre vraiment de cette ressource.

Au début de la construction de ces barrages, Hydro-Québec est intervenue et, sans travailler avec, ni aviser ni demander le consentement de ces communautés autochtones, a construit ces installations et inondé ces vastes zones qui avaient été les terres ancestrales traditionnelles de ces communautés autochtones, et modifié le mode de vie de ces communautés. heures supplémentaires, [Hydro Quebec] travaillé de plus en plus avec les communautés et conclu de grosses affaires, mais il y a encore un certain nombre de communautés autochtones qui ont l’impression qu’elles n’ont pas été réparées pour ce qui leur a été enlevé.

RUSSEL : Donc ce vote qui vient d’avoir lieu était en quelque sorte l’approbation finale de ce projet. Quelles sont les prochaines étapes pour mettre ce pouvoir en ligne ?

MATSON : Ouais, donc le promoteur a dit que cette approbation de ce contrat était un grand pas pour qu’ils puissent aller de l’avant avec la construction. Ils doivent poser ce câble à 340 milles de la frontière canadienne jusqu’à la ville. Une nouvelle station de conversion sera construite dans le Queens. Ils ont dit qu’ils prévoyaient de commencer à creuser des routes et à enterrer ce câble dès cette année.

Il y a une quantité importante de travaux routiers qui seront effectués dans le comté de Washington. Il y aura des activités de pré-construction qui se dérouleront sur le lac alors qu’ils continuent à peaufiner les détails, mais ils s’attendent à ce qu’en 2024, l’installation du câble au fond du lac Champlain, qui va prendre cinq mois ou de sorte qu’ils ont des barges massives et descendent le lac à environ deux milles par jour, posant ce câble sous l’eau. Ils transporteront environ 12 miles de câble sur une grosse bobine assise sur cette barge massive alors qu’ils descendent le lac et le placent sur cet itinéraire très exact et précis au fond du lac qui cherche à éviter les naufrages et toutes sortes de choses qui sont là-bas. Donc, en 2024, vous verrez probablement ces gros bateaux sur le lac pendant un certain temps.

Retrouvez plus de reportages de Zachary Maton dans la prochaine édition de l’Adirondack Explorer ou sur AdirondackExplorer.org, y compris l’article référencé dans cette interview : L’État approuve un accord de plusieurs milliards de dollars pour soutenir la ligne électrique du lac Champlain

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