Comment Orillia se comporte-t-elle en matière de développement durable par rapport aux autres villes ?

La ville prend des mesures pour résoudre des problèmes tels que le changement climatique, mais il reste encore beaucoup à faire, déclare Sustainable Orillia, citant le classement de la National Climate League

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
ORILLIA DURABLE
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Lorsque le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a récemment publié la deuxième partie du Sixième rapport d’évaluation : Changements climatiques 2022 : Impacts, adaptation et vulnérabilité, la contribution du Groupe de travail II, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a appelé c’est un “code rouge pour l’humanité” en raison du changement climatique induit par l’homme.

“Nous sommes sur la voie d’un réchauffement climatique de plus du double de la limite de 1,5 degré convenue à Paris”, a déclaré António Guterres. « Certains dirigeants gouvernementaux et chefs d’entreprise disent une chose mais en font une autre… Les militants pour le climat sont parfois dépeints comme de dangereux radicaux. Mais les radicaux vraiment dangereux sont les pays qui augmentent la production de combustibles fossiles. Investir dans de nouvelles infrastructures de combustibles fossiles est une folie morale et économique.

Le Canada n’est pas à l’abri. Nos villes et nos provinces ont été les témoins directs des effets énumérés dans le rapport : vagues de chaleur, élévation du niveau de la mer, incendies et inondations.

L’essentiel du rapport du GIEC ? Nous devons faire beaucoup mieux. Le rapport indique qu’il est impossible de maintenir le réchauffement à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels sans des réductions massives des émissions de carbone. Plus de 1 000 municipalités à travers le monde ont rejoint l’initiative pour atteindre zéro émission nette de carbone (causée principalement par la combustion de combustibles fossiles) et pour développer des plans climatiques en ligne avec un avenir vivable. Avec son plan d’action sur les changements climatiques récemment annoncé, Orillia s’est jointe au mouvement.

La National Climate League (NCL) est un projet annuel développé par le Climate Reality Project Canada, lancé pour la première fois en 2018. Son objectif est d’encourager les municipalités à atteindre le zéro net d’ici 2050 ou avant. Le classement 2021 de la National Climate League (NCL) — le quatrième rapport annuel — permettra aux municipalités de mesurer leurs progrès, de les comparer avec d’autres partout au pays et d’établir des cibles plus ambitieuses dans l’ensemble des municipalités du Canada. Pour voir le rapport 2021 de NCL, cliquez ici.

Orillia figure sur la liste des 66 villes de NCL. Comment allons nous? Où en sommes-nous ? Où voudrions-nous nous situer ?

Sur 16 indicateurs mesurables dans les données NCL (les indicateurs incluent la qualité de l’air, les bâtiments durables, l’agriculture locale, la verdure urbaine, les véhicules partagés, les bornes de recharge pour véhicules électriques), quelques-uns se démarquent comme des indicateurs particulièrement pertinents pour notre ville.

bouquet énergétique

Grâce à une eau courante abondante dans notre région, nous disposons d’une source de production d’électricité largement durable, réduisant notre dépendance aux combustibles fossiles non renouvelables pour notre approvisionnement en électricité. À l’heure actuelle, l’éventail énergétique de l’Ontario provient de plusieurs sources : hydroélectricité (24,4 %), nucléaire (56,8 %), gaz naturel (6,3 %), solaire photovoltaïque (2,4 %), éolien (8,7 %), biocarburant ( 0,5 %) et les entreprises de distribution locales (0,9 %), selon les données de la Commission de l’énergie de l’Ontario de 2020.

Orillia Power possède et exploite six centrales hydrauliques et sept sites solaires sur les toits, avec trois centrales hydrauliques en service depuis des décennies. Ainsi, notre énergie locale d’Orillia Power est en grande partie du combustible non fossile. Cependant, notre électricité va dans le réseau de l’Ontario et est mélangée à des sources « plus sales ». Le plan d’action sur le changement climatique d’Orillia propose d’augmenter les énergies renouvelables locales comme stratégie d’atténuation clé.

Mais il ne fait aucun doute qu’il faut faire plus : le développement de projets communautaires de production d’énergie éolienne, solaire et hydrogène, l’électrification des bus et des véhicules de tous types et la réduction de l’utilisation du gaz naturel pour le chauffage de nos logements. À l’échelle provinciale, les gouvernements doivent s’efforcer d’éliminer l’utilisation des centrales à gaz pour la production d’électricité. Il y a un danger que les politiques actuelles du gouvernement de l’Ontario voient un retour au gaz naturel au lieu des énergies renouvelables.

pistes cyclables

Parmi huit petites villes, Orillia s’est classée au quatrième rang, avec 104 kilomètres de pistes cyclables pour 100 000 habitants (une mesure comparable standard). L’infrastructure est en place et doit simplement être intégrée à notre système de transport en commun (par exemple, plus de supports à vélos) et aux espaces du centre-ville.

Les vélos sont beaucoup plus abordables à l’achat et à l’entretien que les véhicules motorisés, et leur usure sur les routes est insignifiante, ce qui réduit les coûts d’entretien des routes. La séparation des différents flux de circulation – motorisé, vélo et piéton – offre un voyage plus sûr et la probabilité d’opter pour le transport actif est accrue. Les pistes cyclables offrent une option sûre, abordable, nécessitant peu d’entretien, plus silencieuse, plus saine et respectueuse de l’environnement. Même si Orillia s’en sort plutôt bien à cet égard, il reste encore beaucoup à faire.

potentiel piétonnier

Ce calcul est basé sur la proximité des ménages aux services et commodités, et attribue aux villes une valeur comprise entre zéro et 100, où 100 est la valeur la plus accessible à pied. Vancouver obtient un score de 80 sur cette échelle, ce qui en fait la ville la plus piétonne du Canada au classement NCL. Le score de potentiel piétonnier d’Orillia est de 40, à égalité avec Yellowknife et Charlottetown dans la section des petites villes. Il est à noter que les petites villes ont des scores de marche inférieurs à ceux des grandes villes, probablement en raison de densités plus faibles résultant d’un étalement relativement plus étendu. Le nouveau plan officiel d’Orillia doit minimiser l’étalement urbain inutile.

Les espaces publics ouverts et les services tels que les soins de santé et l’éducation doivent se trouver à une distance de marche raisonnable pour être considérés comme adaptés aux piétons. Sur la base d’une étude menée par l’Institute for Transportation and Development Policy, des chercheurs ont découvert que les gens utiliseraient l’infrastructure que vous leur fournissez : Parce que nous avons construit des villes pour les voitures, il est normal que la majorité des habitants conduisent quotidiennement. Cependant, si nous commençons à déplacer l’attention de l’urbanisme des voitures vers les piétons, en accordant une attention particulière à l’accessibilité, les gens finiront par changer leurs habitudes et vivront plus longtemps et en meilleure santé. Nous devrions viser à avoir de nouvelles constructions qui offrent un accès piétonnier aux commodités.

le logement abordable

L’accès à un logement abordable (c’est-à-dire un logement qui coûte moins de 30 % du revenu total du ménage avant impôt) est considéré par beaucoup comme un droit humain fondamental. Veiller à ce que chacun ait un endroit où vivre en toute sécurité et dans la dignité est un facteur essentiel dans la lutte contre le changement climatique et pour la justice climatique. Lorsque les besoins de logement de base des gens sont satisfaits, ils sont capables de réfléchir à des objectifs à long terme pour eux-mêmes et pour la société, d’exercer leur pouvoir en tant que citoyens et d’influencer les décisions liées aux émissions de gaz à effet de serre.

La NCL rend compte des prix moyens des loyers de toutes les tailles de logement. Le logement à Orillia est moins abordable aujourd’hui qu’en 2019, mais se classe toujours au quatrième rang parmi les petites villes canadiennes en termes d’abordabilité avec une augmentation de seulement 1,15 %. En comparaison, les coûts de location moyens de Charlottetown ont augmenté de 4,67 % et de Saint-Lambert de 11,75 %. Pourtant, une enquête de StatCan de 2021 a montré qu’en 2015, 18,9 % des propriétaires d’Orillia dépensaient 30 % ou plus en frais de logement, tandis que 51,8 % des ménages locataires dépensaient 30 % ou plus. Avec la hausse des coûts du logement au cours des sept années qui ont suivi, il est peu probable que ces chiffres de 2015 aient changé pour le mieux.

Orillia peut devenir plus durable si la ville surveille certains indicateurs clés et mesure les changements tels que les trajets en transport en commun, les déchets collectés, le nombre de rénovations de bâtiments, etc.

Bien que précieuses, les données NCL ne disent pas tout. Sustainable Orillia élabore un rapport sur l’état de la durabilité fait à Orillia avec des indicateurs élargis qui fourniront à Orillia des moyens mesurables de déterminer et de documenter les progrès. Grâce à des informations régulièrement mises à jour et précises, les Orilliens sauront comment nous nous en sortons, pourront surveiller les changements et déterminer des objectifs réalisables.

Sustainable Orillia veut que les résidents soient informés, croient en l’information, se sentent concernés par notre avenir collectif — et agissent en conséquence. Orillia a maintenant un plan d’action sur le changement climatique — Orillia’s Climate Future. Il sert de feuille de route pour le conseil et le personnel, mais aussi de défi ambitieux pour les habitants de la ville.

Pour les 400 personnes, pour la plupart des jeunes, qui se sont rassemblées devant le centre-ville d’Orillia le vendredi 1er septembre. Le 27 décembre 2017, dans le cadre des grèves des vendredis pour l’avenir, le plan est un appel à l’action qui n’a que trop tardé.

Le maire Steve Clarke a alors supplié la foule de ne pas lâcher prise, de maintenir la pression sur les élus pour faire monter notre ambition collective de protéger notre présent et notre avenir. Près de cinq ans plus tard, la nécessité de cette pression demeure.

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